Benjamin Sandri

 

  1. Le littoral Héraultais


           

         

    Le littoral héraultais fut urbanisé à toute hâte entre les années 1960 et 1970 pour satisfaire un manque d’espace pour les estivants des classes populaires. Les architectures et infrastructures de cette époque prônaient le tout béton au plus près des côtes dans un style symptomatique des doctrines d’urbanisation touristique. Ces espaces ont été construits et sont dédiés principalement aux touristes voulant profiter des plages héraultaises. Ils restent dépeuplés durant la basse saison ; l’euphorie et l’animation de ces sites de tourisme de masse meurt à la fin de l'été et une vie au ralenti, avec des commerces et des bâtiments fermés, s'installe hors saison. Ces espaces me sont familiers et chaque année je vois leur désertion nous dévoilant des lieux beaucoup moins attrayants, ou leur côté morose et factice apparaît. Cet aspect occulté des stations balnéaires révèle une beauté terrifiante de ces lieux désertiques, une beauté du « hors champ ».

    Mes photographies résultent de cette réflexion sur l’aménagement du littoral héraultais et sur la face cachée de ces lieux. Ils ont été conçus précipitamment pour une classe sociale spécifique en méprisant l'espace naturel et les règles éthiques d’urbanisation.


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